Stewart BRAND

De la même façon que Fred Turner, nous allons suivre le parcours de Stewart Brand au sein de l’utopie numérique et son évolution. Nous commençons donc par le Jeune Stewart Brand plein d'idéaux et avide d'expériences. Le contexte de cette première page s'articule sur l'inquiétude d'une génération cernée de machines. Cette génération sous l'autorité d'une société dite automate, machine autoritaire et rationnelle, refuse l'aliénation de cette logique froide. Deux mouvements sociaux se manifestent alors : La Nouvelle Gauche et les Nouveaux Communalistes.

Il a constitué pour Stewart Brand une grande influence sur son point de vue de la société. Le théoricien présente un même système socio-technique où sont régulés objets techniques et humains sur un ordre social sous le joug de l'information.

Les Communalistes
« mode de vie centré autour de l'euphorie technologique » « sous la haute surveillance de machines pleines d’amour et de grâce »
Le mouvement s'isole pour se concentrer sur leur communauté et vont adopter un mode de vie centré autour de l'euphorie technologique. "Leur ambition était de changer le monde, mais très marqués par la guerre du Vietnam, ils se méfiaient de l'Etat, qu'ils assimilaient au complexe militaro-industriel. Il n'y avait pas chez eux d'ambition politique, comme c'était le cas dans l'autre courant de la contre-culture américaine, plus proche de Mai 68. La commune devait permettre de cultiver et partager un même état d'esprit, libéré des injonctions de la bureaucratie. Et ainsi, par cercles concentriques, petit à petit, cette communauté de valeurs pourrait s'étendre et changer le monde. Cette idée était au cœur de la contre-culture qui était florissante à San Francisco dès 1967.
Norbert Wiener
Il a constitué pour Stewart Brand une grande influence sur son point de vue de la société. Le théoricien présente un même système socio-technique où sont régulés objets techniques et humains sur un ordre social sous le joug de l'information.